Projecteurs sur Pierre Yves Duchesne, metteur en scène, coach vocal et fondateur de L'AICOM, première école européenne de comédie musicale !

Projecteurs sur Pierre Yves Duchesne, metteur en scène, coach vocal et fondateur de L'AICOM, première école européenne de comédie musicale !

Projecteurs sur Pierre Yves Duchesne, metteur en scène, coach vocal et fondateur de L'AICOM, première école européenne de comédie musicale !

                             

 

A l'occasion du lancement du concours Classe Elite, nous avons rencontré Pierre-Yves Duchesne, fondateur de l'AICOM. Comédien par le passé, metteur en scène, coach vocal.... Il a plus d'une corde à son arc. Rencontre avec un homme de talent.

 

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

PYD: Je suis Pierre-Yves Duchesne, coach vocal, metteur en scène et j'ai créé l'AICOM en 2004. Depuis plusieurs années, nous sillonnons les routes de France avec mon équipe pour rencontrer les talents et permettre aux plus prometteurs de bénéficier d'une bourse d'étude pour intégrer la Classe Elite et notre Campus, le premier au niveau européen. 

 
Racontez-nous votre parcours.

PYD: Je suis un Belge qui a vécu jusqu'à l'âge de 18 ans à Liège, en pleine Wallonie ! J'ai fait mes premiers pas sur scène vers 7 ou 8 ans. Puis j'ai suivi une formation de comédien, en obtenant à 21 ans mes premiers prix d'art dramatique et de déclamation. Après le Conservatoire national supérieur de musique de Paris, j'ai été engagé sur le spectacle Le Voyage de Mozart à Prague, qui a rencontré un succès phénoménal. Ma partenaire était Marie Zamora. Elle m'a entrainé à l'audition des Misérables, qui se montait à Mogador. Nous sommes alors au début des années 1990. J'ai enchaîné avec Le Fantôme de l'Opéra, Titanic ou encore Tintin et le Temple du soleil, avant de créer l'AICOM, en 2004.

 
Avez-vous toujours eu pour ambition de fonder une école ?

PYD: Non. C'était un coup de tête ! J'ai toujours été un impulsif et toute ma vie s'est construite de cette façon. De productions en productions, je ne comprenais pas pourquoi il n'existait pas un établissement où le chant, la danse et le théâtre seraient enseignés aux jeunes talents, avec un but commun : le théâtre musical. L'AICOM a été créée en 2004, avec Johan Nus, Christophe Borie, Estelle Danière, Patrice Simon, Alexandre Raveleau et d'autres amis et partenaires de scène. La première année, il s'agissait plutôt d'un cours que nous donnions à 25 élèves, au Centre de Danse du Marais. Le succès a été immédiat. Depuis sa création, nous avons formé plus de mille artistes au sein de nos formations professionnelles. En 2018, nous avons créé notre propre Campus sur plus de 1 500 m2, destiné à accueillir nos étudiants dans les meilleures conditions possibles. 

 
Quels sont les aspects plaisants et les aspects déplaisants de votre métier ?

PYD: De mon point de vue, sept valeurs sont indissociables de l'artiste : le courage, la fidélité, l'humilité, l'audace, la culture, l'obstination et la rigueur. Il y a tout à la fois un côté plaisant et son versant déplaisant pour chacune d'entre elles.
 
Quelles ont été vos plus belles collaborations ?

PYD: J'ai la chance de travailler aux côtés d'artistes remarquables au quotidien, à l'AICOM, sur les plateaux de télévision et dans les théâtres du monde entier. Depuis dix ans, nous ne nous sommes jamais quittés avec Lara Fabian. Notre amitié est très sincère. Quant à Amir, je l'ai rencontré en 2015 à l'occasion d'un tournage pour TF1, peu après The Voice. Il m'a été présenté par mon amie la productrice Jackie Lombard. Curieux et bosseur, il est devenu mon élève. Puis sa carrière a décollé avec l'Eurovision et les succès qu'on lui connaît. Je l'aime profondément. Je serai toujours à ses côtés. Lara et Amir figurent sans aucun doute parmi mes plus belles rencontres.

Avez-vous une anecdote à partager avec nous ?

PYD: La vie vous réserve souvent des surprises... A partir du milieu des années 1990, je me suis rendu chaque année en Allemagne pour auditionner pour Le Fantôme de l'Opéra. Au bout de trois ou quatre refus, j'ai signé pour travailler sur un bateau de croisière durant un an et demi autour du monde. Un jour, j'ai reçu un fax à bord. L'Allemagne m'avait laissé un message sur mon répondeur à Paris ! La production voulait m'entendre à nouveau... J'ai finalement joué Le Fantôme de l'Opéra au passage de l'an 2000. J'ai commencé dans les ensembles et comme deuxième doublure, pour avoir finalement l'honneur d'interpréter le rôle-titre. A ce jour, j'ai la chance d'être le seul francophone à avoir chanté le rôle du Fantôme. Et en allemand !

 
Des conseils à donner à nos membres VIP de Casting.fr qui souhaiteraient se lancer dans la comédie musicale ?

PYD: La comédie musicale est un art total qui trouve ses origines dans les opérettes de Jacques Offenbach et qui a traversé tous les courants musicaux depuis plus d'un siècle. Ce répertoire est si riche ! Il y a donc de la place pour tous les talents, danseurs, chanteurs et acteurs. Pour avoir la chance d'intégrer les productions nationales et internationales, il faut être armé d'une formation solide et pluridisciplinaire, comme celle que nous proposons à l'AICOM.