À 40 ans, elle répond à ses premiers castings et devient mannequin : le parcours de Chloé, membre VIP Casting.fr
À 40 ans, elle répond à ses premiers castings et devient mannequin : le parcours de Chloé, membre VIP Casting.fr
Et si 40 ans n’étaient que le début d’une carrière de mannequin ? Chloé l’a prouvé après la naissance de sa fille : elle répond à ses premiers castings, et très vite, les opportunités s’enchaînent (shootings, campagnes, défilés...). Aujourd’hui représentée par plusieurs agences, cette membre de Casting.fr montre qu’il n’y a pas d’âge pour oser et se lancer. Dans cette interview, elle partage son parcours et ses conseils pour toutes celles et ceux qui veulent postuler à des castings et croire en leur potentiel.
Comment es-tu arrivée dans le mannequinat ?
C.C : Manque de confiance en moi dès ma naissance. La quarantaine a sonné. Naissance de bébé 2, fille, en 2023 : complètement alignée avec elle-même, une confiance en elle. Bébé a été clairement mon déclic pour me prendre en charge.
J’ai voulu travailler mon image (pas possible de me regarder devant le miroir et me dire : « je suis jolie ») à travers la photographie. Beaucoup de publicités circulaient sur les réseaux pour devenir mannequin. J’ai pris ma décision quelques jours après.
Le mannequinat serait un outil thérapeutique au départ. Je ne connaissais pas grand-chose du mannequinat, excepté la haute couture.
Et sans le savoir, lorsque je suis devenue propriétaire de ma maison actuelle (2022), je n’ai pas porté d’attention particulière à la tapisserie de la chambre d’amis. De nombreux mots apparaissaient : Fashion Week, New York, Catwalk, Model…
J’ai donc postulé à quelques agences parisiennes. Je suis officiellement mannequin, représentée par plusieurs agences depuis mars 2025.
Tu as participé à de nombreuses campagnes et défilés. Parmi tous ces projets, lequel t'a le plus marqué et pourquoi ?
C.C : En fait, chaque projet me marque d’une façon ou d’une autre car, à chaque fois, c’est une première expérience qui me demande de sortir de ma zone de confort (fort en émotions !).
Mais si je dois en retenir un seul, c’est incontournablement le défilé pour la collection Printemps/Été de Lyon, à l’hippodrome de Parilly. Pour travailler sa confiance, le regard des autres, le passage à l’acte, le défilé a été un outil puissant.
Une vraie première : je n’avais jamais défilé auparavant. Cet exercice, qui était loin d’être simple (défilé digne d’une fashion week avec plusieurs passages, arrêts sur une bonne distance, changements de tenues), a été une véritable révélation une fois les trois passages effectués (morte de trouille, envie de me dégonfler).
J’ai aimé incarner ce personnage en mode poker face. On est dans une autre sphère. Envie de recommencer !
Exerces-tu un autre métier à côté, ou consacres‐tu ton temps à cette activité artistique ?
C.C : À terme, j’aimerais réellement consacrer tout mon temps à mon activité artistique. C’est tellement épanouissant, enrichissant, diversifié. Je me sens enfin à ma place, je suis authentiquement moi.
Par ailleurs, j’ai plusieurs projets en cours (Ambassadrice Beauté pour la marque cosmétique Farmasi, Ambassadrice pour Charlott’, Créatrice UGC, une formation de développeuse web à reprendre…). Ancienne cadre Ressources humaines, devenue maman d’une magnifique petite fille, j’ai pris un job alimentaire et opté aussi pour un employeur souple qui accepte mes contraintes liées au mannequinat (disponible en moins de 48 h) afin de développer mes nombreux projets.
Comment prépares-tu tes shootings ou tes passages sur les podiums ? As-tu une routine ou une méthode pour être à l’aise et donner le meilleur de toi-même ?
C.C : Pour les shootings, j’adopte en amont une routine skincare qui est incontournable lorsque vous tournez pour une campagne dermocosmétique (hydratation du corps pendant 72 h, gommage…). Une routine haircare pour tous les projets : la veille du shooting, lavage des cheveux. Routine des ongles également, juste avant de shooter avec le photographe. Être impeccable pour être focus sur le script demandé.
Selon le projet, je pense à mes tenues vestimentaires à l’avance (outfit, repassage), une trousse de makeup en cas d’absence de la MUA. Mes soins capillaires sont toujours avec moi. Je suis en mode voyage avec ma valise pour chaque shooting ! J’anticipe les imprévus (plus de coiffeur, MUA, styliste le jour J) pour zéro stress face caméra, pour le plus beau des rendus !
Une anecdote ou un moment marquant vécu sur un casting, un shooting ou un défilé à partager ?
C.C : Oui, un excellent moment vécu en Belgique, lors de la campagne Waro, avec mon mari fictif Vincent sur le canapé. On devait montrer un couple complice. Et là, Vincent me pose une question qui sort de nulle part, à laquelle on ne s’attend pas, et j’ai éclaté de rire. Un fou rire incontrôlé m’a prise de court avec mon partenaire de jeu. Je lui ai demandé d’arrêter de me faire rire, et la production a dit : « Non, on continue, c’est super ! ». Le cliché a été pris à ce moment-là !
Généralement, comment se déroule un casting mannequin ?
C.C : Ça dépend en réalité des directeurs de casting, du projet, du budget. Certains vous demanderont des self tapes à réaliser chez vous, avec des scènes de jeu à interpréter (castée par Cartier). D’autres, juste quelques polas, une vidéo de présentation, un lien vers votre book (castée par Garnier, L’Oréal). Et parfois, certains vous demandent de vous déplacer et le script est donné sur place (castée pour Disney, pour le visuel de La Reine des neiges).
Lorsque tu envoies ton mail de candidature pour postuler à un casting, quelles sont les informations les plus importantes à mettre en avant ?
C.C : Rappeler en objet le casting pour lequel vous postulez (simplifier le travail du directeur de casting qui visualise de nombreuses candidatures).
Mettre les expériences professionnelles (photos et vidéos) en lien avec le casting en cours pour que le directeur puisse rester focus sur son script et se projeter sur votre profil. Montrer que vous êtes le profil idéal pour ce projet. Le but n’est pas de vous « gargariser », d’étaler vos réussites.
Aussi, indiquer les coordonnées (téléphoniques, courriel, lien vers le portfolio, Instagram) pour être contacté si votre profil intéresse le directeur de casting, afin qu’il découvre également davantage votre direction artistique et votre univers.
Quel conseil donnerais‐tu à quelqu’un qui débute dans le mannequinat, la publicité ou la comédie aujourd’hui ?
C.C : La direction artistique doit être clairement définie (quel projet vises-tu, avec quels moyens ?) pour cibler ensuite les agences (mannequinat, publicité, comédie) qui te permettront d’atteindre tes objectifs à court, moyen et long terme.
Une fois le projet bien défini, il est impératif de recourir à un photographe compétent dans le domaine demandé. C’est ce qui peut déboucher immédiatement sur la signature d’un mandat de représentation avec l’agence.
Aussi, être authentiquement soi, comme je l’ai été, a séduit mes agences (4, voire une 5e qui me représentera si je décroche un contrat). Ne surtout pas surjouer ni vouloir ressembler à quelqu’un d’autre !
Soyez patients, persévérez, créez des opportunités et réseautez ! Le cocktail est prêt pour réussir !