"Osez être vous ! Et dès lors, la route est belle !", Thibaut Boidin a suivi cette route...C'est devenu un grand artiste !

"Osez être vous ! Et dès lors, la route est belle !", Thibaut Boidin a suivi cette route...C'est devenu un grand artiste !

"Osez être vous ! Et dès lors, la route est belle !", Thibaut Boidin a suivi cette route...C'est devenu un grand artiste !


Bonjour Thibaut, vous êtes un grand comédien français. Au fil des années, vous avez joué dans plusieurs films. Cependant, le succès arrive à votre porte en incarnant le mythique personnage "Peter Pan" en 2005. Après 13 ans de représentation, vous êtes toujours là avec nous pour interpréter ce garçons ne voulant jamais grandir au plus grand bonheur de nos enfants !

Penchons-nous d'un peu plus près sur votre parcours, quelle formation avez-vous fait pour en arriver à cette grande carrière sur les planches de plusieurs théâtre ?


TB : La scène est pour moi une nécessité depuis l’enfance. J’ai intégré une troupe de théâtre dès l’âge de 12 ans, sous la direction de Laurent Brunozzi et Serge Bagdassarian. Et puis j’ai été admis à l’Ecole Marceau, où j’ai été formé aux techniques corporelles par Marcel Marceau en personne. Mais la Scène elle-même est une école, et je continue d’apprendre à chaque représentation. C’est la grande chance de ce métier : on est en perpétuelle formation, en perpétuel mouvement. C’est un grand privilège.


Pouvez-vous nous dire pourquoi "Peter Pan" ? Qu'évoque ce personne pour vous ?

TB : Au fil des années, Peter Pan est devenu un compagnon de route, une sorte de fantôme qui m’accompagne. Il n’est jamais très loin de moi et pourtant, arrivai-je à la saisir ? Non... je ne crois pas... on ne peut pas saisir Peter Pan. J’aime sa liberté, je comprends sa solitude, mais il m’échappe parfois. J’ai un amour infini pour l’œuvre de James Matthew Barrie. L’adaptation de Martine Nouvel et la mise en scène de Guy Grimberg sont tout à fait fidèles à l’esprit de l’auteur et c’est un grand bonheur pour moi de faire vivre cette histoire avec une équipe merveilleuse, unique, une famille. 


Il y a eu un véritable engouement autour de la pièce…Attendiez-vous à un tel succès ?

TB : Non ! Quand j’ai signé pour la première saison en 2005,  j’étais loin d’imaginer que nous serions encore là en 2018 ! On ne peut pas s’attendre à un tel succès. Et c’est une chose fragile le succès. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a une sincérité dans la mise en scène de Guy Grimberg, et ce véritable souci de véracité est sûrement perçu par le public.


Peter Pan est un personnage complet…comédien, chanteur et danseur. Vous, Thibaut, comment vous définissez vous ? Quel lien pensez-vous avoir avec le personnage ?

TB : Contrairement aux apparences et malgré de nombreux points communs, je ne lui ressemble pas vraiment ! Lui, il est bloqué dans le pays imaginaire. Il refuse de grandir et son aventure est limitée. Il est condamné à vivre encore et encore la même chose. Puisqu’à la fin du roman, il recommence le voyage avec la fille de Wendy, puis avec la petite-fille de Wendy. Moi, j’ai d’autres aspirations. J’ai besoin d’avancer et d’aller au delà de mes limites et de mes peurs. J’ai une soif de découvertes d’autres pays, d’autres cultures. Bien-sûr, la vieillesse est une perdition mais disons que j’accepte la perdition ! Et que j’essaye d’y trouver de la beauté. J’ai une grande admiration pour les personnes très âgées. Elles me fascinent.


Vous avez également écrit un livre sur ce personnage, Que pouvez-vous nous dire ?

TB : J’ai écrit « la peau de Peter » en 2010. C’est un recueil d’anecdotes sur le lien qui s’est tissé entre le personnage de Peter Pan et moi. Ma vison a un peu évolué depuis et j’ai écrit une pièce qui me ressemble d’avantage : « Denise Jardinière vous invite chez elle ». (Je vous invite à la découvrir en ce moment au Théâtre Essaïon à Paris)


Certains de nos membres sont fascinés par les spectacles musicales, les personnages tirés des Disney de notre enfance. Quel conseil leur donnerez vous ?

TB : Je viens d’écouter « Désobéissance », le dernier album de Mylène Farmer. C’est un joli mot d’ordre « Désobéissance » ! Je le reprends volontiers à mon compte : Ne cessez jamais d’être celui que vous êtes vraiment au fond de vous-même, coûte que coûte. Le pire mensonge est celui qu’on fait à soi-même. Alors, osez être vous ! Et dès lors, la route est belle !

Retrouvez toutes les informations du spectacle sur notre article https://bit.ly/2QLCgyz